J’ai passé plusieurs années de ma vie sans me questionner quant aux raisons pour lesquelles j’existais. Après avoir atteint un certain niveau intellectuel surtout basé sur mon raisonnement logique, qui était à la base de ma vie, j’ai commencé à aborder le sujet le plus important : moi. À ce moment, je n’avais toujours pas défini mes propres conceptions quant à mes origines et ma destinée, mon identité, les rapports sociaux que j’établissais avec les autres ainsi que ma perception de la liberté. Selon moi, chaque personne a sa propre définition pour chacun de ces aspects à tout moment sans vraiment en avoir connaissance soit par manque d’intérêt ou par simple ignorance (ou car il n’est pas nécessaire de les connaître à tout instant). Toutefois, ces définitions sont appliquées inconsciemment par chacun d’entre nous à tout instant. Mais revenons donc à moi. Pour répondre à ces différentes questions, j’ai décidé de regarder mon passé de manière critique afin d’en retirer les aspects qui avaient été significatifs. Je pourrais ainsi en prendre note pour le futur, pour faire en sorte que les erreurs du passé ne se reproduisent pas, comparativement à Descartes pour qui tout recommençait à zéro. Par la suite, j’ai entrepris un raisonnement sur lequel les sciences et surtout la logique seraient mon fondement, c’est-à-dire que je poserai des hypothèses et qu’en expérimentant, j’en arriverais à certaines conclusions. Voici donc un bref aperçu de ma pensée quant au concept de l’être humain que je me suis fait au fil des années.
Origines et destinée
Mes origines n’ont jamais vraiment eu d’importance pour moi. Du moment que j’existe, je suis satisfait. L’apparition de l’être humain est toutefois importante pour moi. Comment l’Homme est-il né? Serait-ce Dieu? La prolifération des cellules après des milliards d’années du big bang? Je soutiendrais la deuxième affirmation car elle a plus de sens à mes yeux. En effet, il est difficile de s’appuyer sur quelque chose pour lequel il faut avoir foi afin qu’il devienne réalité. L’explication scientifique fait du sens même si elle n’est encore qu’une hypothèse, mais celle-ci est supportée par nos connaissances présentes et elle relie plusieurs domaines de la science tels que l’astrophysique, la biologie, la physique, la chimie, etc.
L’origine étant imprécise, je crois qu’il est plus judicieux d’accorder plus d’importance à la question du but de notre existence. Jusqu’à présent, j’ai toujours soutenu que le but de chacun d’entre nous était de laisser une marque dans l’histoire par n’importe quel moyen, même si cette marque était minime. Ainsi, juste en naissant, notre but serait déjà accompli. Par la suite, le but de notre existence serait entre nos mains. Je crois toutefois que le but d’un humain est de faire avancer la société par ses gestes, ainsi, chaque jour de sa vie, l’humain accompli son but en étant ce qu’il est, rien de plus, rien de moins. Si l’homme n’accomplit rien, alors celui-ci ne s’approche pas de son but mais s’en éloigne puisque la procrastination ne mène à rien. Plus on accomplit, plus le but de notre vie se complexifie, se personnalise à notre image. Je dirais donc que le but ultime de l’homme est d’accomplir.
Identité
L’humain est certainement composé de ce que l’on appelle des atomes, ce concept par lequel on explique la composition de tout corps. Je ne crois pas qu’il y ait une force extérieure, une âme que nous véhiculerions avec nous. Tout se fait biologiquement par transmissions neurales (les courants électriques). Nous sommes en fait de simples robots mais avec une aptitude additionnelle : celle de déterminer nos réponses. Un robot nécessite un code pré programmé afin de déterminer le oui et le non. Si nous lui donnions en commençant une option lui permettant de décider lui-même du oui et du non, il procéderait comme un humain au début de sa vie. Il recevrait l’événement, lui assignerait oui ou non et l’enverrait dans son cheminement logique.
Je crois que ce qui nous différencie de tout être vivant c’est notre capacité d’évolution, c’est-à-dire la vitesse à laquelle nous sommes capables d’inventer de nouveaux outils pour nous aider. Comparativement aux animaux, nous devons employer des outils afin d’accomplir certaines tâches alors que les animaux peuvent ou ne peuvent tout simplement pas accomplir la tâche. Les animaux ne cherchent pas à combler ce que je pourrais qualifier de « besoins inutiles », comme par exemple de pouvoir chasser toutes les espèces d’animaux pour les manger. Les animaux terrestres se spécialisent dans la chasse terrestre et les animaux volants peuvent chasser dans l’air, dans l’eau et au sol. L’humain lui veut tout accomplir, il veut être un être de pouvoir.
Les besoins sont la cause première de nos comportements. Les besoins fondamentaux, tels que la survie et la reproduction (moins qu’auparavant) ont un très grand impact sur nos faits et gestes. Si je connais l’impacte d’une certaine action et qu’elle est négative, j’aurai tendance à m’abstenir de l’accomplir. Le seul problème avec cette façon de penser est qu’on généralise des fois trop rapidement ce qui nous amène à avoir peur très rapidement. C’est pourquoi j’ai tout récemment décidé d’adopter une méthode opposée. Je me pousse à accomplir ce que je ne veux pas accomplir afin de vérifier si je reçois toujours le même résultat. Si le résultat est le même, je devrais considérer les dangers d’un éventuel besoin de répéter cette action sinon je la répéterai sans problèmes.
Comme je l’ai mentionné plus tôt, le but de l’homme est d’accomplir. Son rôle consiste donc à faire évoluer la société. Si personne ne s’occupe de faire avancer la société, qu’advient-il de celle-ci? Eh bien rien justement. Si on prend l’histoire comme exemple, on cite toujours des événements importants comme historique, mais si rien n’est arrivé cette année, et bien l’année passe sous le silence. Lorsqu’on tente par tous les moyens de découvrir ou encore de se surpasser, on s’approche toujours plus de notre rôle dans la société qui est de performer ou encore d’accomplir au maximum, c’est ainsi qu’on fait de grands pas dans l’évolution planétaire.
Rapports sociaux
L’humain se distingue à la fois par sa propre faculté à utiliser sa raison comme Descartes le soutient et par son niveau d’indépendance face aux autres. Ces deux aspects sont étroitement liés puisque plus nous sommes capables d’utiliser notre raison, moins nous avons besoin des autres pour être guidés. Toutefois, il n’est pas nécessaire d’avoir un énorme sens du raisonnement pour être indépendant des autres.
Les rapports sociaux sont plus que fondamentaux pour moi. Bien que je crois avoir un peu de difficultés à gérer ceux-ci, ils sont à la base de l’humanité. C’est en échangeant que nous devenons meilleurs jour après jour et c’est pourquoi il est primordial que chacun d’entre nous établisse des liens avec d’autres individus. De cette manière, nous pourrons nous forger un caractère, une personnalité et apprendre sur différent sujets très rapidement. Sans l’aide de nos amis et connaissances, il nous serait impossible d’en apprendre autant dans un intervalle de temps défini. De plus, c’est par l’intermédiaire des autres que dès notre tout jeune âge nous commençons à apprendre : parler, marcher, écouter. Si les autres n’avaient aucune importance pour nous, il n’y aurait pas de personnes stressées durant leurs présentations orales, il n’y aurait pas de groupes d’amis, etc.
Étant des êtres constamment cherchant à combler nos besoins (certains essentiels et d’autres non), ce qui régit principalement les rapports d’un humain à un autre est la possibilité de faire avancer ce besoin. Si par exemple, je désire apprendre la guitare, je vais m’assurer d’entrer en contact avec d’autres amateurs de guitare afin d’établir des conversations sur le sujet avec eux pour faire avancer mes connaissances et ainsi remplir mon besoin.
Liberté
L’humain détermine lui-même ces buts car, comme je l’ai mentionné précédemment, le but de l’homme est d’accomplir. Il serait donc irraisonnable de décider de ne rien accomplir puisque cela deviendrait ainsi une perte de temps, et la vie a une durée limitée. Si un individu décide de ne rien accomplir, il ne fait que gaspiller sa vie comme bon lui semble… Mais je ne pourrais pas croire que de ne rien faire soit un but en soit.
L’homme peut agir et contrôler tous les aspects de son existence s’il apprend comment. Toute personne a la possibilité de s’améliorer et devenir une autre personne si elle met l’effort requis. C’est pour cette raison que bien des services sont offerts tels que les thérapies, les rencontres de groupes, etc. De plus, il existe bien des livres sur le développement personnel permettant ainsi à l’individu d’avoir un plein contrôle sur lui-même en découvrant et apprenant par l’entremise de l’expérience des autres.
L’homme est donc libre car il se donne lui-même la possibilité de choisir et d’acquérir de nouvelles connaissances afin de pouvoir profiter encore plus de cette liberté.
Bien que cette description de ma conception philosophique ait été courte, elle présente bien toutefois les aspects que je juge les plus essentiels afin d’exprimer ma pensée quant au fondement de l’être humain. Toutefois, une réflexion sur une des problématiques discutées en classe me permettra de vous démontrer une application pratique de ma philosophie.
Une équipe a soulevé que le bonheur était devenu matériel et ce, pour différentes raisons. Je vois les choses de la façon suivante : le bonheur est obtenu lorsqu’on remplit un de nos multiples besoins. Ce besoin ne doit pas être superficiel, de courte durée ou encore passager. Pour que le bonheur ait une plus longue durée, on doit prendre le temps d’analyser les pour et les contre et vérifier la vrai nécessité du besoin à combler.
La religion ayant été délaissée par la plupart des individus de la société durant les dernières années, il est normal que plusieurs de ses athées se soient tournées vers quelque chose d’autre afin de combler leur manque de bonheur. Ce bonheur était auparavant satisfait par cette communion entre cette personne et Dieu. Ce quelque chose qui remplace maintenant cette relation Homme-Dieu est la consommation de biens matériels. Cette société de consommation ne donne toutefois qu’un bonheur de courte durée et c’est donc pourquoi la population consomme toujours de plus en plus.
Chaque individu cherche à obtenir l’approbation des autres et souvent cela l’amène à consommer des biens matériels pour lesquels ils n’ont aucun vrai besoin. Pour appuyer ce point, voici un exemple tiré de mon vécu : lorsque j’étais au secondaire, plusieurs de mes amis avaient soit un téléphone cellulaire ou encore un téléavertisseur. Bien que je n’étais que très rarement à l’extérieur pour de longues périodes, j’ai eu le besoin d’acheter un téléavertisseur. Quelque temps après l’achat, je ne voyais déjà plus le besoin et ne sentais plus aucun bonheur du à cet achat. Je ressentais plutôt un sentiment qu’une erreur s’était produite et que je n’avais rien pu y faire. Je n’ai pas aimé ce sentiment et c’est à ce moment que j’ai décidé qu’il était temps de prévenir ce genre d’erreur dans le future.
Je suggérerai plutôt de privilégier un activité ou passe-temps pour lequel on se passionne, celui-ci sera une source stable de bonheur pour nous. De cette façon, on s’assurera d’avoir une base solide, un petit quelque chose sur lequel se tenir dans les moments où le bonheur ne semble plus être.